Annick de Souzenelle et C. G. Jung seront au cœur de la conférence en ligne que Christine Godard et moi-même proposerons le 9 juin 2027. Nous mettrons en dialogue l’œuvre d’Annick de Souzenelle et la psychologie des profondeurs de C. G. Jung.
Organisée par le Groupe d’Études C. G. Jung, cette rencontre explorera la manière dont les lettres hébraïques, les récits bibliques, les mythes et les figures symboliques rendent perceptible un processus de transformation intérieure.
Chez Annick de Souzenelle, l’être humain apparaît engagé dans un devenir qui concerne sa conscience, son rapport au corps, ses forces instinctives et son accomplissement spirituel. La pensée de C. G. Jung permet d’éclairer ce mouvement à travers les notions d’ombre, d’archétype, de symbole et d’individuation.
Annick de Souzenelle accorde aux lettres hébraïques une puissance symbolique singulière. Leur forme, leur nom, leur valeur numérique et leur place dans les mots bibliques ouvrent une lecture intérieure des textes.
Cette approche s’inscrit dans une anthropologie où le corps possède une architecture signifiante. Les formes anatomiques, les organes, les axes et les passages corporels rendent visible un chemin de transformation.
Le corps devient ainsi le lieu où s’inscrivent l’histoire du sujet, des forces encore inconscientes et une vocation à devenir. Les textes bibliques peuvent alors être entendus comme des récits qui concernent directement la vie psychique et spirituelle de chacun.
La conférence accordera une place particulière aux animaux intérieurs, aux forces instinctives et aux mouvements psychiques que les images mythiques permettent de reconnaître.
Chez Annick de Souzenelle, les animaux intérieurs désignent des énergies vivantes qui demandent à être nommées, différenciées et orientées. Leur rencontre engage un processus de conscience et participe à la mutation de l’Être.
La psychologie analytique de C. G. Jung apporte une autre langue pour penser ces profondeurs. L’ombre rassemble des dimensions de la personnalité demeurées à l’écart de la conscience. Les rêves, les mythes et les symboles leur donnent une figure et permettent d’entrer en relation avec elles.
La rencontre entre ces deux pensées permet d’approcher la transformation intérieure comme un processus vivant, au sein duquel les forces inconscientes peuvent recevoir une forme, une orientation et une place plus juste dans l’existence.
C. G. Jung décrit l’individuation comme le processus par lequel une personne devient progressivement plus entière, en établissant une relation consciente avec les différentes dimensions de sa psyché.
Annick de Souzenelle inscrit ce devenir dans une perspective spirituelle. L’être humain porte en lui une vocation de mutation qui engage son identité, son corps, sa conscience et son rapport au divin.
Le rapprochement entre ces deux œuvres ouvre une question féconde : de quelle manière l’individuation psychique peut-elle préparer une transformation plus vaste de l’Être, tout en maintenant la distinction entre l’expérience psychologique et l’accomplissement spirituel ?
Christine Godard et moi-même croiserons nos lectures afin de faire apparaître les convergences, les écarts et les questions qui naissent de la rencontre entre Annick de Souzenelle et C. G. Jung.
Cette conférence s’adresse aux lecteurs de Jung et d’Annick de Souzenelle, aux praticiens, aux personnes engagées dans un chemin intérieur, ainsi qu’à toutes celles et ceux qui souhaitent approfondir le langage symbolique des textes bibliques, du corps et des mythes.
La conférence est organisée par le Groupe d’Études C. G. Jung.
Le programme détaillé et les modalités d’inscription sont disponibles sur le site de l’association.
Consulter le programme et s’inscrire auprès du Groupe d’Études C. G. Jung
Cette conférence prolonge une réflexion consacrée aux correspondances entre la pensée d’Annick de Souzenelle et la psychologie analytique de C. G. Jung.
Mon article approfondit la symbolique du corps, l’Arbre des Sephiroth, les animaux intérieurs, l’ombre, l’individuation et la mutation spirituelle de l’Être.
Lire l’article « Annick de Souzenelle et Carl Gustav Jung : corps, ombre et individuation »






