Il existe, au cabinet, une zone grise que je rencontre de plus en plus souvent. Une zone faite de fascination et de doute. D’images qui s’imposent. De paroles produites, relayées, amplifiées. De savoirs disponibles, puis immédiatement contestés. Dans cette zone, la quête de sens se heurte vite à l’excès d’outils, à la vitesse, et à la confusion.
L’intelligence artificielle traverse déjà notre rapport au savoir, aux images et à la parole. Elle touche aussi notre manière de projeter, de symboliser, et d’habiter l’expérience intérieure. Une question se pose avec insistance. L’IA reste-t-elle un instrument performant, ou devient-elle un miroir de notre psyché collective, avec ses promesses, ses ombres, ses séductions.
C’est ce fil que je travaillerai lors du colloque organisé par l’Espace Francophone Jungien.
Le colloque « Intelligence Artificielle & Psychologie des Profondeurs » se déroulera en présentiel à l’Abbaye de Belloc, à Urt (Pyrénées-Atlantiques), les samedi 23 et dimanche 24 mai 2026.
Ce lieu compte. Il porte une tonalité. Il invite à une expérience collective, et à des temps de retrait. Il offre de l’espace pour marcher, laisser décanter, reprendre une conversation, tenir une question sans la refermer trop vite. Le programme prévoit des pauses généreuses, ainsi que la possibilité de repas sur place, afin de prolonger les échanges dans un esprit de convivialité.
J’interviendrai le dimanche 24 mai 2026 avec une conférence intitulée « L’homme futur : entre transcendance et code ».
J’y propose une lecture jungienne de l’intelligence artificielle comme miroir de la psyché collective et des quêtes de transcendance. Avec trois repères de navigation.
L’IA reconfigure l’accès au savoir. Elle transforme la production des images. Elle modélise des styles de parole. Elle devient un milieu de pensée. Cette transformation agit sur la vie intérieure. Elle infléchit la manière dont une image se forme, circule, s’impose, puis cherche un sens.
Le discernement devient une compétence psychique et sociale. Il s’appuie sur des repères éthiques et institutionnels. Il s’éprouve dans des situations concrètes. Le programme annonce, dans ma conférence, une étude de cas orientée vers cette question.
Une part du débat se déplace vers le spirituel. La cyberthéologie ouvre un champ où se rejoue la tension entre transcendance et code. L’IA apparaît alors comme un espace symbolique contemporain. Elle concentre des attentes, des projections, des promesses de dépassement.
La richesse d’un colloque se mesure aussi à ses résonances. Le programme réunit des interventions qui se répondent et se déplacent.
Une table ronde finale, animée par Jean Carlioz, réunira l’ensemble des intervenants.
Dates. Samedi 23 et dimanche 24 mai 2026.
Horaires. Début des journées à 9 h, accueil dès 8 h 30. Fin à 18 h le samedi, 17 h le dimanche.
Lieu. Abbaye de Belloc, Urt (64).
Participation. Forfait de 100 € par personne.
Repas. Optionnels, servis sur place, avec réservation séparée.
Cadre d’écoute. Utilisation des appareils électroniques mise entre parenthèses pendant les conférences et échanges collectifs.
Transport. Voiture, train via la gare de Bayonne, avion via l’aéroport de Biarritz.
Hébergement. Week-end de Pentecôte. Anticipation recommandée.
Si ces questions vous concernent, je vous invite à nous rejoindre les 23 et 24 mai 2026. Venez avec vos interrogations. Venez avec vos images. Venez avec votre exigence de sens.
Programme complet et inscription sur la page du colloque de l’EFJ.

Bien chaleureusement,
Rachel
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